Recensement Statistiques Canada : la diversité en croissance au pays, une richesse interculturelle pour tous !

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Montréal le 8 mai 2013 – Les chiffres du dernier recensement de Statistique Canada* sont tombés et parlent d’eux-mêmes concernant l’inéluctable métissage à venir au Canada et au Québec, compte tenu d’une population de plus en plus diversifiée. En effet, les chiffres sont éloquents :

  • Près d’une personne sur 5 au pays appartient à une minorité visible (19%) ;
  • Plus de six millions de Canadiens ont ainsi la peau noire, chocolat, ambrée ou dorée, mais pas blanche ;
  • Au Québec, environ 10 % de la population est composée de personnes appartenant à des groupes de minorités visibles ;
  • Le pourcentage grimpe à 20 % à Montréal ;
  • Un peu plus d’une personne sur 5 au Canada est née à l’étranger ;
  • Plus de 200 différentes origines ethniques ont été déclarées dans le sondage de 2011 et 13 d’entre elles ont franchi la barre d’un million de personnes.

La compréhension du phénomène d’immigration doit s’élargir encore si l’on considère qu’on ne parle ici que de minorité visible, à laquelle il faudrait, en théorie, ajouter certains immigrants européens de peau blanche (dont les français en grand nombre), les autochtones, les immigrants d’Europe de l’Est (de peau blanche bien sûr) ou d’Australie (mais ceux de peau blanche uniquement) ou d’Afrique du Sud (à la peau blanche évidemment), mais pas les américains du sud de peau blanche (considérés de minorité visible – Latino-américains), etc. Un vrai labyrinthe statistique dans lequel on se perd très vite ! Bref, on l’aura compris, ce genre de statistiques ethniques (qui frise le ridicule parfois selon comment on les lit) nous renseigne surtout sur un élément qui semble capital avant toute chose, du moins si l’on s’accorde sur une lecture ouverte et humaniste : qu’importe la couleur ou l’origine finalement, l’essentiel est à lire entre les lignes pour comprendre que le Canada et le Québec s’enrichissent d’une pluralité culturelle qui fonde son intérêt dans l’immense apport qu’elle promet à qui accepte son prochain, fusse-t-il différent. Le phénomène est inéluctable et tant mieux !

A DAM, on aime à penser que tous les artistes de ces communautés culturelles désormais d’ici ne sont que le prolongement d’une immigration commencée il y a 400 ans et dont il est toujours bon de se souvenir pour savoir qui l’on est et d’où l’on vient. Là est la richesse du patrimoine culturel commun !

* Les résultats du recensement sont ceux de l’enquête de 2011 sortis le 8 mai 2013.

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