COMMUNIQUÉ SUR LE BUDGET 2012-2013

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Montréal, le 21 novembre 2012 – Voici donc le premier exercice du gouvernement Marois en matière budgétaire, budget attendu avec impatience par les professionnels des arts et de la culture. Dans un contexte de rigueur économique mondiale, difficile de redonner confiance à tout un peuple par la présentation de chiffres qui, en général, ne satisfont jamais totalement les uns ni ne font complètement sourire les autres.

Pour autant, le premier constat fait état d’une augmentation pour le ministère de la culture et des communications de 2,1%, ce que DAM relève avec satisfaction dans la mesure où ce geste concrétise la ligne politique annoncée par le gouvernement : la culture ne sera pas abandonnée à son sort. Dans ce dessein, l’instauration du crédit d’impôts pour favoriser l’activité physique, artistique et culturelle chez les jeunes devrait soutenir la consommation culturelle des ménages, même si celle-ci doit être incitée constamment par des campagnes de promotion efficaces de sorte que le plus grand nombre puisse en bénéficier.
A suivre aussi les futures annonces concernant les crédits gouvernementaux censées soutenir le développement des arts et de la culture comme la loi cadre pour reconnaître, promouvoir et développer l’économie sociale (prévue au printemps), le fonds du patrimoine culturel québécois (basé sur l’augmentation des produits du tabac) ou encore les actions pour stimuler l’investissement du secteur privé dont on sait désormais son importance dans le milieu culturel.

Si DAM fait partie des organismes qui ont tendance à sourire à l’annonce de ce budget, il reste vigilant et surtout conscient que les dépenses du ministère de la culture et des communications, avec 0,6 milliards de dollars sur 72,5 milliards de budget total reste l’un des plus faibles postes de l’exercice, bien loin d’un agenda 21C dont la charte d’engagement stipule que la « culture se fonde sur la reconnaissance de la culture comme une composante majeure et essentielle de la société, intégrée aux dimensions sociale, économique et environnementale du développement durable et qui appelle l’engagement de partenaires. La culture contribue à placer l’humain au coeur du développement, donne une âme à notre société et lui permet de rester au diapason d’un monde en profonde mutation ».
A quand un vrai grand sourire ?

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