Carolina Hernandez-Hernandez

Peinture , Photographie . | Visual arts , Media arts , Media arts | Site | CV

Originaire du Mexique, Carolina Hernandez-Hernandez vit et travaille à Montréal depuis 2003. Très jeune, elle s’intéresse aux animaux, principalement à l’interdépendance qui existe entre eux et les êtres humains. Elle décide alors de s’impliquer dans un groupe de recherche spécialisé dans les activités de sauvetage à l’aide de chiens. Elle voyagera non seulement dans tout le Mexique, mais aussi dans d’autres parties du monde. Simultanément, elle complète ses études en arts visuels à l’Institut des Beaux-Arts de Mexico. À son arrivée au Canada, elle poursuit ses activités artistiques et participe à différentes expositions, aussi bien à Montréal et à Ottawa, qu’en Italie ou au Mexique. En 2010, Carolina est récipiendaire d’une bourse de recherche et de création du volet Vivacité Montréal du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) et en 2013 elle a pu bénéficier d’une résidence artistique de création au Nunavik. Ses productions récentes s’articulent autour de l’idée d’interconnexion qui lie l’ensemble des êtres vivants aux éléments qui les entourent et aux conséquences qui en découlent sur la Terre. Ses œuvres font partie de la collection de la banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada et certaines d’entre-elles ont été utilisées pour illustrer des publications au Canada et en Turquie.

Mon exploration créative s’inspire du paradoxe entre la beauté pérenne des êtres vivants et leur situation transitoire sur la planète. Elle s’inscrit donc dans l’éphémère, la fragilité de la vie et son évolution. Il s’agit pour moi d’exalter les rapports entre l’homme et l’animal qui s’unissent à la fois dans une complicité naturelle et dans une interdépendance fragile et menacée. De même que «l’effet papillon» dont un seul battement d’ailes peut avoir des répercussions dramatiques chez un autre être vivant. Partant de ce principe, je dénonce ici les caractéristiques égocentriques de l’homme pour ensuite en saisir sa faiblesse et sa vulnérabilité. En mettant en scène le chaos, la surexploitation, le réchauffement de la planète et la perte des habitats, je prétends donner un sens à ma quête créative.

Le passage transitoire des êtres sur terre, leur moment présent, leur influence sur d’autres êtres et la constante transformation des choses sont autant d’éléments qui me permettent de saisir l’impact des bouleversements intérieurs et extérieurs des êtres vivants face aux changements visibles de la terre.

Cette perspective de prime abord « écologique » de ma démarche créative s’accompagne d’une dimension engagée et émotionnelle. C’est en effet sur le rapport entre toutes les choses et leurs différentes répercussions sur la Terre que s’inscrit l’ensemble de mon travail.

 

 

 

 

Diplômée en peinture et arts visuels de l'École nationale de peinture, de sculpture et de gravure La Esmeralda de l'Institut National des Beaux-Arts de Mexico

Diplômée en peinture du Centre d'éducation artistique Luis Spota de l'Institut National des Beaux-Arts au  Mexique
Études en art et sciences humaines.